Le KNPV et les ORIGINES du Berger Hollandais


On entend souvent dire que le berger hollandais est issu du berger Belge. Sans être véritablement fausse, cette conclusion hâtive laisse de coté les anecdotes qui font le destin d'une race. Ses cousins partagent des origines communes. Comprenez par la qu'ils ont été créés à la même époque et avec la même souche.

Il est vrai que si le berger Belge n'avait pas été là à une certaine époque, le berger Hollandais aurait probablement disparu.

C'est dans le deuxième tiers du 19ème siècle, période annonçant le déclin de l'élevage ovin, que les cynologues Néerlandais et Belges s'intéressent à la reconversion des chiens de bergers indigènes apparus au 17 ème siècle dans les provinces Hollandaises de Drenthe et de Brabant.

Utilisés pour conduire les troupeaux, ces chiens étaient élevés d'après des critères de disposition et de caractère spécifiques à ce travail. A cette époque, on ne parle pas encore de morphotype , de couleurs ou de variétés de poils, et encore moins de conformité au standard.

Bien que les premiers bergers Hollandais furent présentés en 1878 à l'exposition d'Amsterdam, les travaux destinés à créer une race nationale de chiens de bergers ne furent entrepris qu'à partir de 1898 à la création du N.H.C (Club du chien de berger Hollandais).

Nous entrons alors dans l'aire de la cynophilie moderne, plus ludique qu'utilitaire. Les expositions de beauté deviennent sélectives et les premières épreuves de dressage apparaissent.
Les débuts de la sélection demeurent assez chaotiques. De part les divergences de son comité, le NHC peine à définir les critères principaux permettant de différencier clairement le berger Hollandais de son cousin Belge.

C'est avec la division de ses dirigeants et la création d'une autre association crée en 1907, le KNPV (société royale hollandaise des chiens de police) que prirent fin les conflits. Des lors, chacun pris soin de rattraper le temps perdu à sa manière. S'ensuit une bataille "politique" entre le NHC et le KNPV, ayant des objectifs diamétralement opposés (morphologie d'un côté, aptitude au travail de l'autre).

Le NHC, soucieux d'homogénéiser la race pris des mesures sélectives draconiennes. De 6 types de robes différentes on passa rapidement à 3 (poils courts, poils durs, et poils longs), les taches blanches dans un premier temps tolérées, furent définitivement exclues, ainsi que les nombreuses variétés de couleurs de robes autres que bringées.
Cette course contre la montre eu pour conséquence une détérioration brutale du pool génétique. L'arrivée de la première guerre mondiale contribua également à affaiblir un peu plus un cheptel déjà bien restreint.

Particulièrement soucieux de l'aptitude au travail, les cynologues membres du KNPV n'avaient pas jugé utile de bannir les différentes textures et couleurs de robes originelles. Entre 1910 et 1916, quelques bergers allemands furent utilisés afin d'augmenter la taille et le gabarit jugés alors trop modeste sur le cheptel de l'époque.

Des lors, le NHC fut dans l'obligation de faire machine arrière. Dans un premier temps la race trouva le salut au sein du berger Belge à robe bringée, écarté de la sélection quelques 20 ans plus tôt, et subsistant encore en Belgique.
Mais cela ne suffisait pas. C'est ainsi qu'en 1934 le NHC pris la décision de réhabiliter les sujets au pelage fauve non bringé, les roux, les noirs, et les robes de couleur foie. Parmi eux, de nombreux chiens KNPV.

Ce n'est qu'en 1954, une fois la race stabilisée, que le club officiel pris la décision de ne plus avoir recours aux seuls chiens inscrits au NHC.

Le "groupement" KNPV, dont les objectifs visent a former les chiens de police en Hollande, et ne fonctionnant pas comme un club de race, ne fut jamais affilié, ni reconnu par la fédération cynologique internationale.

E'TURE Van Het Itterdal - KNPV Phase 2 - Père de FALCO